A la Une

Année 2008

Mai 2008

Posté le 09/05/08 La première éolienne aérienne gonflable grandeur nature

La société canadienne Magenn a testé en "première mondiale" un prototype en taille réelle d'une éolienne aérienne gonflable.

Baptisé MARS, pour Magenn Air Rotor System, cette éolienne hors du commun est conçue pour stationner à 200 ou 300 mètres d'altitude où elle pourra capter les vents les plus puissants.

Eolienne MARS

Eolienne MARS

Elle se présente comme un ballon gonflable, ou "une grosse saucisse blanche", selon son concepteur Pierre Rivard, tournant autour d'un axe horizontal. D'une taille de 7,6m sur 19,8m, elle disposerait d'une capacité de 10 kW. MARS est susceptible de se mettre en mouvement avec des vents de 6 km/h, et jusqu'à 95 km/h.Les cables reliant le système au sol permettent la transmission du courant.

Selon Pierre Rivard, le système est encore cher, mais bénéficie d'un rendement bien supérieur à celui d'une éolienne classique : "Avec une turbine conventionnelle, vous avez généralement un rendement de 20 à 25%, explique-t-il, mais nous, parce que nous bénéficions de vents plus constants et plus forts, atteignons un rendement plus proche des 50%."

Ce premier prototype en taille réelle a été testé dans un ancien hangar de la Navy, en Californie. Devraient suivre cette année des expérimentations en conditions réelles et en public.

Source : enerzine.com



Avril 2008

Posté le 13/04/08 La plus puissante éolienne sous-marine est immergée au large de l'Irlande du Nord

L'énergie naturelle renouvelable à l'infini, tirée de la puissance de la mer continue de fasciner. Si l'usine marémotrice de la Rance est célèbre, les hydroliennes qui fonctionnent grâce à la puissance des courants sous-marins sont méconnues. On compte bien une éolienne sous-marine d'à peine 300 kilowatts (KW) au Danemark… mais depuis quelques jours, cette technique de production d'électricité a changé de dimension.

Après deux semaines d'effort, Marine Current Turbines, une société britannique, vient d'installer au fond du détroit de Strangford Lough, en Irlande du Nord, une « hydrolienne », quatre fois plus puissante, de 1 000 tonnes, capable de fournir assez d'électricité pour alimenter un millier de foyers. L'endroit n'a pas été choisi au hasard : la puissance du courant à cet endroit permettra à cette machine de délivrer une puissance d'environ 1,2 mégawatt, 18 heures par jour, et ce dès cet été.

Baptisé SeaGen, l'appareil est un double générateur muni de deux rotors sous-marins fonctionnant sur le même principe que les éoliennes, sauf que les courants marins remplacent l'air. Ces deux pales de 16 mètres de diamètre affleurent presque la surface, puisque la profondeur de l'eau n'est que d'une vingtaine de mètres. L'entretien de ces immenses hélices sous-marines est réalisé grâce à un système d'ascenseur qui coulisse le long du pilier dépassant, lui, le niveau de la mer. Ainsi, les hélices pourront sortir de l'eau pour les révisions.

Future ferme hydrolienne britannique

La société britannique projette d'implanter au large du pays de Galles plusieurs engins, capables de produire environ 10 mégawatts. Des experts assurent qu'en Grande-Bretagne, la production annuelle en provenance d'une telle technologie pourrait (si tous les sites possibles étaient exploités) atteindre 35 gigawatts.

Des expérimentations sont en cours en France

HydroHelix Energies, PME française, suit cette expérience de près. Elle vient elle-même d'immerger une petite hydrolienne prototype au large de Bénodet (Finistère). « Nos turbines, elles, restent au fond de l'eau, explique Hervé Majastre, cofondateur de cette entreprise avec Jean-François Daviau. Cela présente l'avantage de ne jamais entraver le passage des bateaux. Notre hydrolienne est posée entre 20 et 27 mètres de fond, selon les marées. Avec les moyens financiers nécessaires, nous serions capables dans trois ans de produire 1 mégawatt, comme les Anglais. » Les pionniers de l'énergie marine sont remplis d'espoir.

Source : lefigaro.fr



Posté le 10/04/08 Inauguration à Bahreïn des premières éoliennes intégrées au monde

Le World Trade Center de Bahreïn (BWTC) est entré dans l'histoire lundi avec la mise en service collective de ses éoliennes révolutionnaires.

Eoliennes intégrées du BWTC

Eoliennes intégrées du BWTC

Les trois hélices de 29 mètres de diamètre situées sur cette icône architecturale du Bahreïn sont les premières au monde à être intégrées à un complexe commercial et, une fois entièrement opérationnelles, devraient fournir l'équivalent de 11 à 15 % des besoins en électricité des deux tours.

Lors de la cérémonie d'inauguration, M. Simha LytheRao, directeur de projet chez Atkins, a expliqué que comment les tours, de par leur forme elliptique, agissaient comme une voilure guidant le vent et accélérant sa vitesse lors de son passage entre les deux en profitant de la brise terrestre dominante soufflant directement de la côte du Golfe, et fournissaient une source renouvelable d'énergie au complexe.

L'intégration de turbines géantes à un bâtiment est une première mondiale. Au cours des mois à venir, les éoliennes seront donc analysées en détail et leur fonctionnment sera optimisé par Norwin, afin de déterminer leur potentiel réel de production d'électricité. Elles devraient tourner environ 50 % du temps.

Source : businesswire.com



Posté le 10/04/08 Des éoliennes sur plateformes flottantes

Le potentiel d’énergie éolienne en mer fait rêver plusieurs promoteurs. Les vents y sont plus stables et puissants que sur terre, et il y a souvent moins d’opposition de groupes locaux. Les coûts de ces projets sont toutefois prohibitifs, notamment à cause des fondations qui doivent être construites en eau profonde.

Voilà pourquoi des entreprises proposent une approche différente. Pourquoi ne pas s’inspirer des plateformes pétrolières et faire flotter des éoliennes, plutôt que de les insérer dans des gigantesques fondations de ciment ? Le MIT Technology Review fait état de deux petites entreprises qui affirment pouvoir générer de l’énergie éolienne « offshore » de manière abordable.

Le prototype d'éolienne flottante de 80 kW. Photo: Blue H

Le prototype d'éolienne flottante de 80 kW.
Photo: Blue H

Blue H Technologies a déjà un prototype de 80 kW en méditerranée, au large de l'Italie, et prévoit d'en installer un autre près de la côte du Massachussetts. Cette petite éolienne de deux pales est supportée par une plateforme conventionnelle utilisée pour le forage pétrolier et gazier. La plateforme flottante est tenue en place par un système d’ancrage au lit marin.L’entreprise dit préparer des éoliennes beaucoup plus puissantes, qui atteindraient une capacité de puissance de 2,5 à 3,5 MW.
L’entreprise SWAY utilise quant à elle une technologie qui s’apparente davantage à une bouée, et qui donc nécessite moins d’ancrage.

Si ces développements sont potentiellement intéressants, cette filière technologique est encore moins avancée que les éoliennes conventionnelles en mer. Les éoliennes flottantes offrent la possibilité d’être localisées plus loin de la côté, ce qui affecte moins le paysage, tout en profitant de meilleurs vents. Par contre, les coûts de connexion au réseau électrique augmentent en même temps que la distance séparant les éoliennes de la côte, tout comme les coûts d’entretien d’ailleurs. Puisque ces installations demeurent des prototypes, il n’est pas non plus évident comment les éoliennes flottantes braveront les conditions plus difficiles qui règnent en mer lorsque l’on s’éloigne de la côte.

Les deux entreprises ont récolté des dizaines de millions de dollars en investissement afin de tester les possibilités commerciales de leurs technologies. À suivre…

Source : visiondurable.com



Mars 2008

Posté le 05/03/08 Mise au point de l'Etat sur une polémique

L'énergie éolienne vient d'être attaquée par deux articles successifs dans la presse nationale française. Ces deux articles du Monde et du Figaro Magazine ont en commun de prendre pour argent comptant des affirmations erronées d'anti-éoliens afin de dénigrer l'énergie éolienne dans son ensemble.

Polémique sur l'éolien

Polémique sur l'éolien

Le site internet Planète éolienne (voir page Liens) a réagi suite à l'article du Figaro Magazine par l'intermédiaire d'une lettre ouverte. Après l'article du journal Le Monde, basé sur une pseudo étude des opposants à l'éolien, le Ministère de l'Ecologie du Développement et de l'Aménagement Durables (MEDAD) et l'ADEME ont rétabli quelques vérités sur l'éolien.

Cette note d'information commence par une satisfaction : « En 2007, la puissance totale du parc éolien français a atteint près de 2 500 MW, plaçant ainsi la France au 3ème rang européen en termes de puissance annuelle installée, derrière l'Allemagne et l'Espagne. Sur l'année 2008, l'éolien permettra d'éviter l'émission de 1,65 millions de tonnes de CO2. » Le MEDAD et l'ADEME reviennent sur les engagements de la France « d'augmenter la part des renouvelables de 20 MTEP (Millions de tonnes équivalent pétrole) en 2020 afin d'atteindre une proportion d'au moins 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie ».

La note d'information rappelle également que le dernier rapport du RTE (Réseau de Transport de l'Energie) a élaboré des scénarios concernant la production d'électricité en France. Dans les scénarios où l'éolien se développe fortement, « une réduction nette des émissions de CO2 du système électrique est prévue entre 2006 et 2015 (entre 15 et 35 %) ». En 2020, un parc total de 25 000 MW devrait permettre d’éviter l’émission par le secteur énergétique de 16 millions de tonnes de C02 par an.

Lire la lettre ouverte de Planète Eolienne
Lire la note d'information du MEDAD et de l'ADEME (format PDF)

Source : planete-eolienne.fr



Février 2008

Posté le 16/02/08 Le plus grand parc éolien de France inauguré dans le Pas-de-Calais

Le plus grand parc éolien en France, avec 70 éoliennes représentant une puissance cumulée de 140 mégawatts, doit être inauguré aujourd'hui dans le Pas-de-Calais, a annoncé la société Ostwind International, maître d'oeuvre du projet, dans un communiqué.

Parc éolien de Fruges

Parc éolien de Fruges

Ces éoliennes, installées sur 16 sites différents dans le canton de Fruges, au centre du département, permettront d'approvisionner en électricité quelque 150.000 foyers, selon la branche basée à Strasbourg du groupe allemand Ostwind.

"Notre pays est riche en vent. Et avec ce projet, nous allons pouvoir mettre en oeuvre nos ambitions", a souligné le maire de Fruges, Jean-Jacques Hilmoine.

L'installation du parc éolien a permis de créer "plusieurs emplois" dans la zone (réalisation, services, gestion technique des installation), souligne le communiqué qui assure que le projet sera rentable "en termes de recettes fiscales et de fermage".

Source : afp.com



Janvier 2008

Posté le 12/01/08 Le Royaume-Uni fait confiance au potentiel éolien offshore

Il y a quelques semaines, le Royaume-Uni a dévoilé un projet éolien d’une ampleur sans précédent visant à produire d’ici 2020 l’équivalent de l’énergie électrique consommée par l’ensemble des foyers britanniques, grâce à 7.000 éoliennes offshore.

"L’avant-projet que je présente aujourd’hui pourrait permettre aux sociétés de produire jusqu’à 25 gigawatts d’énergie éolienne offshore d’ici 2020, en plus des 8 gigawatts déjà planifiés" qui devraient être disponibles vers 2014, a annoncé le secrétaire d’Etat britannique aux Entreprises. M. Hutton a indiqué que si le Royaume-Uni parvenait à mettre en oeuvre ce projet, "d’ici 2020 suffisamment d’énergie pourrait être générée sur nos côtes pour alimenter l’équivalent de toutes les maisons britanniques". Selon lui, 33 gigawatts permettraient d’alimenter jusqu’à 25 millions de foyers. Les éoliennes seraient construites uniquement le long des côtes anglaises avec deux turbines par mile (1,6 km), dans des eaux de 60 mètres de profondeur maximum.

Depuis 2002, le Royaume-Uni a doublé sa production à presque 5 %, et les prévisions tablent sur un triplement d’ici 2015 pour atteindre 15 %. Mais la seule énergie éolienne produite actuellement au Royaume-Uni représenterait moins d’un demi gigawatt. "Le Royaume-Uni a parmi les meilleures ressources éoliennes offshore au monde", a souligné M. Hutton. Le gouvernement britannique a donné son feu vert en décembre 2006 à la construction dans l’estuaire de la Tamise de la plus vaste ferme d’éoliennes en mer au monde avec 341 éoliennes maximum s’égrenant sur une surface de 232 km2, pour un coût de 1,5 milliard de livres (2,23 milliards d’euros). Elle devrait produire 1 gigawatt, soit de quoi alimenter 750.000 foyers.

L’industrie éolienne terrestre ne cesse d’augmenter ses capacités de production pour essayer de suivre la demande et l’année 2006 a confirmé l’essor mondial de l’énergie éolienne qui est passée de 60 000 à 75 000 MW installés en un an, soit une production mondiale annuelle d’électricité correspondant à la moitié de la consommation nette française. Mais l’avenir appartient à la filière éolienne offshore, même si les défis technologiques à relever restent nombreux. En 2006, le parc éolien offshore mondial était de 900 MW exclusivement situés en Europe (continent où l’industrie éolienne est née), ce qui ne représentait que 2 % du parc éolien total.

Quant à la France, elle dispose d’un remarquable potentiel éolien offshore et notre pays pourrait parfaitement produire, à l’horizon 2020, 10 % de sa consommation électrique totale, soit 53 TWh, à l’aide de 3000 éoliennes maritimes de 5 MW. Ces 53 TWh produits grâce à l’éolien offshore correspondraient à la quasi-totalité de notre production électrique d’origine thermique et permettraient en outre de réduire de 13,5 % (56 millions de tonnes par an) nos émissions annuelles de CO2.

Source : enerzine.com



Posté le 03/01/08 Les conséquences de la flambée du pétrole

La flambée des prix du pétrole (100$ le baril hier à New York) encourage les pays développés à économiser l'énergie, à développer le nucléaire et les énergies renouvelables, mais elle pousse aussi l'Inde et la Chine à recourir plus que jamais au charbon, moins cher mais émetteur de dioxyde de carbone (CO2). "Les prix élevés du pétrole poussent à plus d'efficacité énergétique et incitent les pays consommateurs à investir davantage dans des sources d'énergie alternatives au pétrole", estime l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

L'Europe est à cet égard la région du monde la plus performante pour réduire la consommation d'énergie dans sa production de richesses, selon une récente étude de l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Son intensité énergétique - le rapport entre la consommation d'énergie et le PIB - est inférieure de 30% à celle des Etats-Unis, de 40% à celle de la Chine et jusqu'à trois fois inférieure à celle des pays de l'ex-URSS et du Moyen-Orient. Les pays européens se sont fixés pour objectif d'ici 2020 de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans l'énergie consommée, et de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre. Quant à l'énergie nucléaire, elle suscite un regain d'intérêt dans beaucoup de pays, Etats-Unis en tête, car elle émet très peu de CO2.

Reste que le charbon domine dans la production mondiale d'électricité, dont la demande va doubler d'ici 2030, selon l'AIE. Le charbon sert à fabriquer 40% de l'électricité dans le monde, devant le gaz (20%), l'hydraulique (16%), l'énergie nucléaire (15%), le pétrole (7%), et les autres énergies renouvelables (2%), selon l'AIE. La demande en charbon va presque doubler d'ici à 2030, tirée par la Chine et l'Inde, qui en disposent en abondance et en ont besoin pour satisfaire l'insatiable appétit de leur industrie. "En 2006, la Chine a construit l'équivalent de trois centrales à charbon par semaine", note Cédric Philibert, à l'AIE. Or, "comme les prix du gaz sont indexés sur ceux du pétrole, les producteurs d'électricité se tournent d'abord vers le charbon", explique-t-il. En kilowatts-heure, "le charbon est nettement moins cher que le gaz ou le pétrole", précise-t-il. Indépendamment du prix, le charbon est aussi plus facile à transporter que le gaz et plus abondant: le monde dispose de 40 ans de réserves en pétrole, 60 ans en gaz et 165 ans en charbon.

Si bien que "le pétrole n'est pas le pire ennemi du climat. C'est plutôt le charbon." résume M. Philibert.

Source : afp.com



Année 2007

Décembre 2007

Posté le 18/12/07 Un bilan mitigé pour la conférence de Bali

Le sommet de Bali sur le climat a accouché d’une souris : aucune décision n’a été prise, les pays présents s’étant simplement engagés à négocier pendant les deux années qui viennent. Et après 10 jours de débat, personne n’est véritablement satisfait

Manifestation du réchauffement

Manifestation du réchauffement

Dix jours de négociations pour aboutir à… deux ans de négociations. Voilà, en résumé, le bilan de la conférence de Bali. Les représentants des 187 pays présents se sont mis d’accord sur une "feuille de route" devant aboutir à la signature d’un traité en 2009, à Copenhague. Rien de véritablement concret n’a donc abouti de cette pourtant très attendue conférence. L’administration Bush se refuse à tout objectif quantifié d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre, limitant de fait la portée d'un éventuel accord lors de cette conférence. Même si tous les pays semblent désormais conscients de l’urgence climatique, chacun tente de défendre ses propres intérêts. Du coup, la conclusion ne satisfait pas grand monde. Les pays en voie de développement auraient souhaité obtenir des aides des pays industrialisés, tandis que les Etats-Unis déplorent que ces derniers ne fassent que peu d’efforts. "Aucune délégation ne peut avoir ce qu'elle veut, tous les pays ressortent forcément un peu dépités", déplore Ban-Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, qui s’avoue lui-même "déçu".

Les problèmes majeurs ont néanmoins été abordés. La réduction des émissions de gaz à effet de serre sera par exemple au centre des pourparlers lors des deux ans qui viennent. Mais aucun objectif chiffré n’a été avancé, au grand désespoir des nombreux défenseurs de la planète, Al Gore en tête, qui avaient fait le déplacement. Un accord a cependant été trouvé concernant la création d‘un fonds mondial pour les victimes des changements climatiques, la nécessité de préserver les forêts tropicales, ou encore la mise de place d’un système de stockage du carbone. Mais en attendant, le protocole de Kyoto est encore en vigueur jusqu’à ce que son successeur soit signé à Copenhague. Après, selon toute vraisemblance, d’âpres négociations.

Source : lepetitjournal.com



Novembre 2007

Posté le 30/11/07 L'UE des 15 en passe d'atteindre ses objectifs de Kyoto

Selon un rapport de l’AEE, les réductions d’émissions de GES entreprises par les états membres de l’Union européenne des 15 devraient atteindre 7,4% en 2010 par rapport à 1990 ce qui légitime le positionnement de l’UE pour les négociations de Bali.

En ratifiant le protocole de Kyoto en mai 2002, l’Union européenne s’est engagée à réduire de 8% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. Même si en principe cette réduction doit se faire sur la première période d’engagement du protocole à savoir 2008-2012, l’Union européenne n’a pas attendu 2008 pour commencer ses efforts de réduction. Et au regard du rapport «Greenhouse gas emission trends and projections in Europe 2007» de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) qui a été publié dernièrement à Copenhague, l’UE des 15 est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs.

Comme cela a été annoncé en juin dernier, les émissions de gaz à effet de serre de l'UE-15 ont été en 2005, dernière année pour laquelle on dispose de données complètes, inférieures de 2% au niveau de l'année 1990. Ce résultat contraste avec la croissance économique de plus de 35% enregistrée au cours de la même période. Les dernières projections des États membres indiquent qu’en 2010, cette réduction atteindra 4% grâce aux mesures déjà mises en œuvre.
L'achat prévu par 10 des 15 anciens États membres de crédits résultant de projets de réduction des émissions mis en œuvre dans des pays tiers en application des mécanismes de marché de Kyoto devrait permettre une réduction supplémentaire de 2,5 %, portant ainsi la réduction totale à 6,5 %. Les projets de mesures de boisement et de reboisement pour la création de «puits biologiques» pouvant absorber le dioxyde de carbone de l'atmosphère, permettraient de réaliser une réduction supplémentaire de 0,9 %. Au final, en 2010 la réduction devrait atteindre 7,4% par rapport à 1990 soit un peu moins que l'objectif d'une réduction de 8 % à l'horizon 2012.

L'émission des gaz à effet de serre

L'émission des gaz à effet de serre

Quelques efforts sont donc encore nécessaires pour réussir le pari de Kyoto. Selon le rapport de l’AEE, en tenant compte des politiques et des mesures nationales prévues mais pas encore mises en œuvre, l’UE-15 pourrait réduire ses émissions de 3,9% supplémentaires. La réduction totale d'émissions pourrait alors atteindre 11,4 % et dépasser l’objectif prévu. Pour Jacqueline McGlade, directrice de l’AEE, il est donc très clair que toutes les mesures disponibles doivent maintenant être mises en œuvre. Le commissaire européen chargé de l’environnement Stavros Dimas exhorte également les états membres à mettre en œuvre au plus vite les mesures prévues.

Grâce à ces bons résultats, l’Union européenne aborde la conférence de Bali en position de force. L'objectif de cette réunion qui débutera le 3 décembre prochain est de lancer des négociations pour conclure en 2009 un nouvel accord pour l’après-kyoto. Ayant démontré qu’il était faisable de découpler les émissions de CO2 de la croissance économique, l’Union européenne espère peser sur les négociations.
Rappelons également que les dirigeants de l'UE se sont engagés en mars dernier à aller plus loin en réduisant leurs émissions de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990. Même si les dernières projections font apparaître que pour atteindre ces objectifs, des efforts intenses supplémentaires devront être réalisés après 2012, l’Union européenne espère convaincre les pays réfractaires à Kyoto, que ce soit les pays émergents ou les pays industrialisés non signataires que sont les Etats-Unis et l’Australie.

Source : actu-environnement.com



Posté le 23/11/07 Réchauffement climatique : les technologies innovantes sont-elles la solution ?

Energie solaire, capture et séquestration de CO2, énergie éolienne... Face au réchauffement climatique, les technologies évoluent. Seront-elles suffisantes pour limiter l’évolution du climat ?

Lundi, les membres de la commission européenne sur le changement climatique se sont réunis avec des experts et des représentants de l’industrie, pour débattre du rôle des technologies innovantes dans la protection du climat. Tous ont reconnu que face au réchauffement, il n’existait pas une seule solution miracle. « l’Union Européenne doit réfléchir à la manière d’encourager le développement de nouvelles technologies. Car elle a déjà des atouts : elle doit mettre en avant des technologies durables comme l’énergie photovoltaïque et y garder un leadership », affirme l’ancien Commissaire européen à la recherche, Philippe Busquin.

La consommation mondiale d’énergie s’accroît de 2% par an. Avec une raréfaction attendue du pétrole, quelles sources alternatives d'énergie développer ? D’autant que le réchauffement climatique impose de trouver des solutions qui ne soient pas trop émettrices de CO2. La recherche est donc essentielle.

L'énergie des déserts

L’énergie photovoltaïque a été fortement défendue par le lauréat du Prix Nobel de physique (1984), Carlo Rubbia. En améliorant le rendement des panneaux photovoltaïques traditionnels, elle rendrait possible le passage des énergies fossiles au solaire. « Le Sahara n’est pas très loin », a-t-il expliqué... Or, un désert de seulement 40 000 km2 (soit 1% de la surface désertique totale de la planète) pourrait recevoir en un an suffisamment d’énergie solaire pour couvrir tous les besoins de consommation de la planète ! Pourquoi donc ne pas employer une partie du Sahara pour la production d’énergie solaire concentrée ?

Alors, quelle énergie sera la solution ?

Différentes pistes technologiques ont été évoquées, comme l’énergie nucléaire, l’énergie éolienne, l’innovation de l’industrie chimique ou la capture et le stockage de CO2. Laquelle privilégier ? « Ce n’est pas un type unique d’énergie qui nous sauvera », répond Karl-Heinz Florenz (Parti Populaire Européen-Démocrates Européens). Il faudra savoir marier les énergies et ne pas systématiquement exclure des sources comme le nucléaire ou le charbon, selon lui. Surtout, si la capture et le stockage de CO2 peut être une bonne option, « il faut avant tout réduire les émissions de CO2 ». Le député européen Philippe Busquin partage son avis : « Il n’y a pas qu'une seule solution : ça c’est le point clef. Il faut essayer de mettre sur pied le plus de technologies possible, diversifier : l’enjeu est tel … ». Parce que le CO2 s’accumule dans l’atmosphère, il faut, selon lui, « agir vite, et pour agir vite il faut augmenter l’effort de recherche et de développement ».

Source : europarl.europa.eu



Posté le 10/11/07 La Chine bientôt leader de l'éolien

Les vents balayant les régions arides du nord de la Chine peuvent être une des réponses au défi écologique posé par l'immense besoin en énergie de la croissance du géant asiatique qui a les moyens de devenir un des leaders mondiaux de l'éolien.

La Chine sera à la fin de l'année le premier émetteur de gaz à effet de serre. Elle devrait aussi dépasser les Etats-Unis comme premier consommateur mondial d'énergie, un peu après 2010. Si elle continue à avoir recours majoritairement au charbon, elle a fortement développé ces dernières années les énergies alternatives, plus propres, comme l'éolien.

"Il y a deux ans, les gens pensaient que l'éolien était une plaisanterie", dit Li Junfeng, un spécialiste des énergies alternatives. "Personne ne pensait qu'il était possible d'atteindre l'objectif de 30 millions de kilowatts en 2020", ajoute-t-il. Du 10e rang mondial il y a deux ans en terme d'installations annuelles d'éoliennes, elle est passée au cinquième, derrière les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Inde et l'Espagne. En 2007, le géant asiatique a accru sa capacité d'énergie éolienne de 1.300 mégawatts, soit l'équivalent d'une centrale nucléaire française.

La puissance éolienne de la Chine

La puissance éolienne de la Chine

Mais, malgré une capacité de production de 2,6 gigawatts l'année dernière, l'éolien ne représente encore que 1% dans la production de son énergie, contre 70% pour le charbon. "Accélérer le développement de l'énergie éolienne devrait faire partie de la stratégie chinoise pour réduire sa dépendance au charbon tout en lui permettant de répondre à sa demande d'énergie", juge Yang Ailun de Greenpace Chine.

"D'une certaine manière, la Chine mène la danse", affirme Steve Sawyer, secrétaire du Conseil mondial de l'énergie éolienne, une organisation basée à Bruxelles chargée de promouvoir ce type d'énergie. "Le combat mondial contre le changement climatique ne sera pas gagné sans un rôle majeur de la Chine", ajoute-t-il.

En 2006, les parlementaires chinois ont adopté une loi sur les énergies renouvelables, qui a créé un fonds nourri par des versements publiques obligatoires afin de couvrir les frais supplémentaires induits par l'éolien. Cependant, pour le Conseil mondial de l'énergie éolienne, une politique plus active du gouvernement pourrait permettre d'atteindre 120 gigawatts en 2020, soit 10% de la capacité de production énergétique. "Avec un plus grand soutien, la Chine pourrait devenir un des trois principaux marché de l'éolien dans le monde en 2020", estime Li Junfeng.

Source : afp.fr



Octobre 2007

Posté le 25/10/07 Grenelle : les résultats

Le Grenelle de l'environnement a pris fin jeudi 25 octobre à 14h30 avec la dernière des quatre tables rondes thématiques. Le Président de la république, en présence notamment de l'ancien vice-président américain Al Gore, du président de la commission européenne José Manuel Barroso et de la prix Nobel de la paix 2004 Wangari Maathai, a présenté les principales mesures, issues de la négociation, qu'il s'engage à mettre en oeuvre :

ENERGIE La France ne renonce pas à l’énergie nucléaire mais gèle la construction de nouveaux sites. - Lancement d’un programme national des énergies renouvelables pour dépasser l’objectif européen de 20% de la part de consommation d’énergie à l’horizon 2020. - Construction des éoliennes sur les friches industrielles, loin des sites emblématiques. - Priorité au développement des biocarburants de 2e génération. - 50.000 emplois créés d’ici à 2012 dans le secteur des nouvelles énergies. - Interdiction des appareils les plus consommateurs d’énergie dès qu’une alternative se présente à un prix raisonnable. Ce sera le cas pour les ampoules à incandescence et les fenêtres à simple vitrage dès 2010.

BATIMENT Tous les bâtiments neufs construits en France répondront aux normes de «basse consommation» d’énergie avant 2012. - A l’échéance 2020, les bâtiments neufs seront à énergie positive, c’est-à-dire qu’ils produiront plus d’énergie qu’ils en consomment. - Plan de rénovation de 400.000 logements anciens par an. - Création de plus de 100.000 emplois dans le bâtiment avant 2012.

JL Borloo, ministre de l'Environnement

JL Borloo,
ministre de l'Environnement

AGRICULTURE BIO Un repas «bio» sera proposé au moins une fois par semaine par les cantines publiques. - Les cahiers des charges de la restauration collective incluront des produits labellisés ou issus d’exploitations certifiées.

OGM Suspension de la culture commerciale des OGM pesticides dans l’attente d’une expertise conduite par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l’année. - La France transposera la directive européenne OGM au printemps 2008.

SANTE Nicolas Sarkozy s’engage à interdire en urgence les pesticides les plus dangereux. - Il demande au ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, de lui soumettre avant un an un plan de réduction de 50% des pesticides, «si possible dans les dix ans qui viennent». - Il demande un plan d’éradication du saturnisme et une nouvelle loi sur l’air. - Insonorisation des logements dégradés à proximité des aéroports d’ici cinq ans.

TRANSPORTS Construction de 2.000 kilomètres de lignes nouvelles de TGV d’ici à 2020. - Plan d’investissement dans les liaisons fluviales «qui retirera des routes un million de camions en 2020». - Plan de redressement des ports. - Rétablissement d’une participation de l’Etat pour la construction de voies de bus, de tramways ou de voies cyclables.

RECHERCHE Nicolas Sarkozy a rappelé que l’Etat consacrerait un milliard d’euros sur quatre ans à la recherche sur les énergies et les moteurs du futur, la biodiversité et la santé environnementale.

ADMINISTRATIONS Les ministères et les administrations feront un bilan carbone dès 2008 et engageront un plan pour améliorer de 20% leur efficacité énergétique. - Les nouveaux véhicules des administrations devront être propres dès 2009.

FISCALITE Nicolas Sarkozy propose la création d’une TVA à taux réduit sur les produits écologiques. - Il lance la réflexion sur la création d’une taxe climat-énergie sur les énergies fossiles en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail. - Il propose de taxer les produits importés de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto. - Il propose de taxer les camions qui traversent la France et utilisent le réseau routier français. - Il propose que la taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants, une idée avancée par le «Grenelle», serve à financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse.

POLITIQUE Le Parlement est chargé d’adopter une loi de programme qui fixera les principes et les objectifs de la politique française de développement durable à long terme. - Création d’un droit à l’alternative pour tous, afin que des décisions environnementales «ne laissent personne dans une situation insoutenable». - Tous les grands projets publics seront arbitrés en intégrant leur coût pour le climat, leur «coût en carbone». Un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé. - Les décisions non écologiques devront être motivées et justifiées comme «dernier recours». - Création d’un droit à la transparence totale des informations environnementales et de l’expertise.

Source : liberation.fr



Posté le 08/10/07 Manifestation anti-éoliennes : les ONG écologistes répondent !

Samedi 6 octobre, quelques centaines de personnes ont manifesté « contre l’éolien industriel » devant le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables (Medad) à Paris, à l’appel du « Collectif du 6 octobre ». Regroupant notamment Chasse Pêche Nature Traditions (CPNT) et des associations de défense du patrimoine, ce collectif estime qu’énergie éolienne et développement durable sont incompatibles.

Les associations membres de l’Alliance pour la planète, en particulier le Réseau Action Climat (RAC), ont dénoncé ce rassemblement et insistent sur l’importance du vent, comme des autres sources d’énergie renouvelables, dans la lutte contre les changements climatiques.

Ce faible nombre de manifestants montre combien l'opposition à l'éolien est marginale : dans notre pays, actuellement, 200 parcs éoliens fonctionnent, 1000 parcs sont autorisés et 1000 projets sont en développement. De plus, 90% des Français se déclarent favorables au développement de l'énergie éolienne, selon la récente étude du LH2 (voir actu du 20/09/07).

Le RAC rappelle aussi que l’énergie éolienne permet déjà à la France d’émettre 5 % de CO2 en moins et qu’elle constitue une filière au fort potentiel de création d’emplois. La preuve en Allemagne (30 000 emplois directs et indirects) ou au Danemark (15 000 nouveaux postes).

Source : grenellorama.fr



Septembre 2007

Posté le 27/09/07 Le grenelle environnement entre dans sa deuxième phase

Destiné à rénover l’action de la France en matière de développement durable, le Grenelle Environnement vient d’entrer dans sa deuxième phase. Les six groupes de travail thématiques constitués au mois de juillet 2007 ont remis le 27 septembre 2007 leurs propositions, qui vont désormais faire l’objet d’une vaste consultation publique..

Le déroulement du grenelle

Le déroulement du grenelle.

Dès le 28 septembre 2007, le grand public peut, à partir du site officiel du Grenelle Environnement, participer aux forums consacrés aux propositions des groupes de travail et déposer des contributions. Parallèlement, 17 réunions régionales, destinées à recueillir l’avis des citoyens et de l’ensemble des acteurs locaux, sont organisées du 5 au 19 octobre. 9 organismes consultatifs sont par ailleurs saisis. Enfin, une consultation du Parlement est prévue à l’occasion d’une déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat sans vote, à l’Assemblée nationale le 3 octobre, et au Sénat le 4 octobre.

A l’issue de cette phase de consultations (fin octobre 2007), se tiendra le Grenelle Environnement proprement dit, qui devra aboutir à la mise au point d’un programme de 15 à 20 mesures.

Les groupes de travail constitués au mois de juillet se composaient de représentants de l’Etat et de la société civile (ONG, organisations patronales et syndicales). Ils étaient organisés autour de six thématiques : climat et énergie, biodiversité, santé et environnement, modes de production et de consommation durables, démocratie écologique, modes de développement écologiques et emploi-compétitivité.

Pour participer aux débats, rendez-vous sur le site officiel du grenelle environnement : http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/spip.php?rubrique4

Source : vie-publique.fr



Posté le 20/09/07 9 Français sur 10 favorables aux éoliennes

Selon une étude réalisée par LH2, le 14 et 15 Septembre 2007, auprès d’un échantillon national représentatif de 1003 personnes âgées de 18 ans, la très grande majorité des Français (90%) est favorable au développement de cette énergie - dont 41% très favorables, malgré la polémique qui porte sur les différentes nuisances (visuelles et sonores) et sur les intérêts (économiques, emploi) de l’énergie éolienne (voir le dossier Eolien).

L’enjeu de l’énergie éolienne est prioritairement environnemental pour environ 1 français sur 3 (36%), puis énergétique pour 29%. Les aspects économique et politique apparaissent de façon secondaire (15% chacun).

L’énergie éolienne est davantage perçue comme intéressante pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (61%) plutôt qu’essentielle pour contribuer à diversifier les productions d’énergie (23%). Seuls 9% évoquent le préjudice pour l’environnement et 4% la considèrent inutile.

Source : enr.fr



Août 2007

Posté le 20/08/07 Nouveau record pour la fonte de la banquise en Arctique

La superficie de la banquise Arctique a diminué de façon dramatique cet été, battant le précédent record de 2005.

Evolution de la fonte de la banquise

L’extension des glaces de mer en Arctique
le 16 août 2007 (à gauche)
et le 21 septembre 2005 (à droite).
La ligne violette correspond aux
moyennes mensuelles de 1979 à 2000. (NSIDC)

Les glaces de mer de l’Arctique ont encore davantage fondu cet été qu’en septembre 2005, où avait été mesurée la plus petite superficie de glaces de mer depuis les premières observations satellites il y a 30 ans. En ce mois d’août 2007 le record du minimum absolu a été battu : à la mi-août, les glaces de mer recouvrent 5,26 millions de kilomètres carrés, soit moins que le minimum record de 5,32 millions de km2 enregistré les 20 et 21 septembre 2005, selon les données du Centre national américain de recherches sur les glaces (National Snow and Ice Data Center NSIDC).

Bien que ce nouveau record soit établi un mois avant celui de 2005, les dernières observations montrent que la glace continue de fondre, laissant présager des résultats pour 2007 encore plus inquiétants. En effet, les minimums sont généralement enregistrés jusqu'à fin septembre, ce qui correspond à la fin de l'été, le mois de septembre connaissant d'ailleurs le minimum mensuel le plus bas de l'année.

Selon le NSIDC, cette forte diminution de la superficie de la banquise serait liée aux conditions météorologiques inhabituelles durant le mois de juin et juillet. En effet, la présence de hautes pressions tenaces a fourni un important ensoleillement favorable à la fonte des glaces. Ainsi, les données satellites montrent que le ciel au dessus de la mer de Beaufort fût clair ou pratiquement 43 jours sur 55 du 1er juin au 23 juillet 2007. De plus, des températures de 3 à 5°C supérieures aux normales ont été enregistrées, ainsi que des circulations atmosphériques favorables à la fonte des glaces de mer.

Une manifestation du changement climatique ?

La glace de mer arctique demeure "l'un des meilleurs facteurs prédictifs de changements climatiques sur Terre" note Sheldon Drobot, dirigeant du groupe "Arctic Regional Ice Forecasting System" au Colorado Center for Astrodynamics Research (CCAR) aux Etats-Unis, qui ajoute qu'il y aura "probablement en septembre 2/3 de la banquise alors observée il y a 25 ans, une bonne indication que quelque chose de significatif se produit avec le climat". En effet, rappelons qu'en 1978, lors des premières observations par satellite, la banquise couvrait alors 7,5 millions de km².

Source : notre-planete.info



Juillet 2007

Posté le 30/07/07 Texas : l’État accueillera un parc éolien colossal de 3000 MW

Accueillant déjà le plus grand parc éolien aux États-Unis, d’une capacité de 736 MW, l’État du Texas verra bientôt s’ajouter le plus grand projet au monde, qui totaliserait 3000 MW, ou quatre fois plus.

Un parc géant au Texas

Un parc géant au Texas

Luminant, une filiale du géant de l’électricité texan TXU corp., et la pétrolière Shell ont annoncé leur plan de réaliser un mégaprojet près de la région de Dallas-Forth Worth.

Il n’existe aujourd’hui que huit parcs éoliens d’une capacité installée dépassant 200 MW aux États-Unis, selon l’American Wind Energy Association.

Aucune précision n’a été donnée par les promoteurs, mais le projet pourrait se traduire par l’installation de 1500 éoliennes de 2 MW, dont le rotor a un diamètre de 80 mètres, sur un seul site.

Les promoteurs veulent également tester l’utilisation du stockage d’air compressé, technologie où l’électricité excédentaire du parc éolien servirait à pomper l’air dans des réserves souterraines, air qui serait ensuite réutilisé afin de fabriquer de l’électricité.

Cette technologie permettrait de faciliter l’intégration d’une aussi grande production électrique de source éolienne, qui par sa nature est intermittente. Cette caractéristique de l’énergie éolienne est d’ailleurs augmentée lorsque les sources sont concentrées géographiquement.

L’expression consacrée « Everything is bigger in Texas » semble donc s’appliquer aussi à l’industrie éolienne...

Source : visiondurable.com



Posté le 20/07/07 ZDE : les Zones de Développement de l'Eolien

Depuis le 15 juillet 2007, l'installation d'éoliennes s'inscrit dans un nouveau cadre réglementaire : les zones de développement de l'éolien (ZDE).

Des zones pour l'éolien

Des Zones pour l'éolien

Instituées par la loi de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique (loi Pope), ces ZDE ont pour principal objectif de limiter l’impact paysager des éoliennes en concentrant leur implantation sur quelques secteurs, afin d’éviter le mitage du territoire par la multiplication des "petits" projets.

Seuls les projets éoliens implantés dans des ZDE bénéficieront de conditions d’achat garanties pour une durée de quinze ans.

Par l'arrêté ministériel du 10 juillet 2006, les éoliennes devront être situées sur ces territoires, qui seront choisis par les communes. Les ZDE seront arrêtées par les Préfets sur proposition des communes concernées ou d'un EPCI à fiscalité propre sous réserve de l'accord des communes figurant dans le périmètre proposé de la ZDE.

Tous les détails à propos des ZDE sur le site du gouvernement : http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/bo/2006017/A0170030.htm

Source : agenda21france.org



Posté le 09/07/07 Lancement du grenelle environnement

L’organisation du Grenelle Environnement portée par Jean Louis BORLOO, Dominique BUSSEREAU et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, vise à créer les conditions favorables à l’émergence de cette nouvelle donne française en faveur de l’environnement.

Il réunira pour la première fois l’Etat et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables.

Les groupes de travail sont composés de 40 membres répartis en 5 collèges. Ces collèges ont pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.

Réunion du grenelle environnement

Une réunion du grenelle environnement

Le grenelle doit aboutir à la fin du mois d’octobre à un plan d’action de 15 à 20 mesures concrètes et quantifiables recueillant un accord le plus large possible des participants.

Ce plan, dont les mesures seront évaluées a priori et a posteriori , sera donc un point de départ à la mobilisation de la société française pour inscrire son développement dans une perspective durable.

Source : legrenelle-environnement.fr



Juin 2007

Posté le 10/06/07 L'éolien en fête à travers la France et l'Europe !

La première journée européenne de l'énergie éolienne se déroulera du 15 au 17 juin prochain en France, en outre-mer et en Europe.

Le 15 juin, les professionnels de la filière éolienne invitent leurs concitoyens à venir à la rencontre de l'énergie éolienne. Organisées dans le cadre de la journée européenne de l'énergie éolienne, ces journées portes ouvertes seront un lieu d'échange convivial et festif entre les professionnels et le grand public.

Ainsi, en France, trente parcs éoliens ouvriront leurs portes lors de ces trois jours, dans 23 départements. Les professionnels y accueilleront le public et répondront à toutes les questions qui leur seront posées. Ce sera l'occasion pour le grand public d'aller à la découverte des parcs éoliens et de venir collecter des informations sur l'énergie éolienne.

Vous trouverez les sites participants à l'adresse www.enr.fr

Vous pouvez également obtenir des renseignements complémentaires sur la journée européenne de l'éolien, les événements qui la composeront (et leurs emplacements) ou les participants en vous connectant sur le site officiel (en anglais) : www.windday.eu

Source : planete-eolienne.fr



Posté le 05/06/07 2 000 MW éolien en service au 1er juin 2007 sur le territoire français

Les professionels sont heureux de constater que le parc éolien français a atteint une puissance de 2 000 MW début juin, avec 500 MW installés en moins de 6 mois.

Image : Port Autonome de Marseille

Eoliennes installées sur le Port
Autonome de Marseille.

Cependant, si ces chiffres sont encourageants, ils sont loins d'ête suffisants, et il faudra que le rythme de progression s'accélère sensiblement pour ne pas compromettre les objectifs que s'est fixé notre pays à travers la publication de la Programmation Pluriannuelle des Investissements : 18 000 MW installés en 2015. Cet objectif est tout à fait atteignable : en effet, la branche éolienne du SER, dans une étude récente, a recensé un cumul de projets à différents stades de développement de plus de 25 000 MW. Le potentiel existe, les professionnels sont en ordre de marche mais les obstacles administratifs restent le frein principal de la progression de cette forme d'énergie.

Pour l'heure, les industriels souhaitent vivement que les projets, conçus avant la création des ZDE et qui sont en attente du certificat d'obligation d'achat leur permettant de bénéficier du tarif d'achat, soient instruits avant le 14 juillet, date après laquelle seuls les parcs situés dans les ZDE pourront bénéficier de cette obligation d'achat. Dans le cas contraire, de nombreux dossiers, sur le point d'aboutir, seraient remis en question.

Source : enr.fr